Contribution n°272 (Web)
Par Gambier
Déposée le 11 octobre 2026 à 11h04
Déposée le 11 octobre 2026 à 11h04
Bonjour,
Un péage pour le pont d'Oléron pourquoi pas si celui ci reste raisonnable, mais j'ai l'impression que nous ne parlons pas simplement du pont. On profite de l'état du pont pour faire payer : système dunaire, forêt, gestion des marais, transports. L'argent mis dans les pistes cyclables, (qui vont à l'encontre de la protection de la faute ne servent d'exutoire pour certain), aurait pu servir à protéger l'Ile.
Un tarif spécial pour les iliens (résidences principales, secondaires et terrains à camper) serait normal.
Cordialement
Un péage pour le pont d'Oléron pourquoi pas si celui ci reste raisonnable, mais j'ai l'impression que nous ne parlons pas simplement du pont. On profite de l'état du pont pour faire payer : système dunaire, forêt, gestion des marais, transports. L'argent mis dans les pistes cyclables, (qui vont à l'encontre de la protection de la faute ne servent d'exutoire pour certain), aurait pu servir à protéger l'Ile.
Un tarif spécial pour les iliens (résidences principales, secondaires et terrains à camper) serait normal.
Cordialement
Contribution n°271 (Web)
Anonyme
Déposée le 11 octobre 2026 à 10h38
Déposée le 11 octobre 2026 à 10h38
Oui au passage payant pour le pont. Pour notre île qui à besoin de beaucoup de travaux et d'entretien pour aussi recevoir les visiteurs qui font partie de notre vie commune...
Contribution n°270 (Web)
Par Roche J. Olivier
Déposée le 11 octobre 2026 à 10h33
Déposée le 11 octobre 2026 à 10h33
Hostilité totale au péage.
Dégoûté par les élus oléronais qui se sont bien gardé d'en faire un enjeu des municipales. Comme par hasard, le débat est apparu juste après.
Une vraie escroquerie démocratique.
Organiser un débat alors que tout le monde sait que la décision est déjà prise...Quelle mesquinerie!
Vous voulez tuer l'économie locale, continuez....
En revanche, de l'argent, vous savez en trouver pour des projets clinquants: Fort Boyard, la cité de l'huître...
Où passent nos impôts? Dans des pistes cyclables... on veut attirer des touristes et surtout les faire payer.
Si vous saviez gérer correctement les finances du département, on en serait pas là.
Taxer, taxer...c'est la seule chose que vous savez faire, de toute façon!
En 2027, un séisme politique risque de terrasser la France. Par votre politique de gribouille, vous y aurez contribué. Alors, vous devrez vous en expliquer.
Dégoûté par les élus oléronais qui se sont bien gardé d'en faire un enjeu des municipales. Comme par hasard, le débat est apparu juste après.
Une vraie escroquerie démocratique.
Organiser un débat alors que tout le monde sait que la décision est déjà prise...Quelle mesquinerie!
Vous voulez tuer l'économie locale, continuez....
En revanche, de l'argent, vous savez en trouver pour des projets clinquants: Fort Boyard, la cité de l'huître...
Où passent nos impôts? Dans des pistes cyclables... on veut attirer des touristes et surtout les faire payer.
Si vous saviez gérer correctement les finances du département, on en serait pas là.
Taxer, taxer...c'est la seule chose que vous savez faire, de toute façon!
En 2027, un séisme politique risque de terrasser la France. Par votre politique de gribouille, vous y aurez contribué. Alors, vous devrez vous en expliquer.
Contribution n°269 (Web)
Anonyme
Déposée le 11 octobre 2026 à 10h29
Déposée le 11 octobre 2026 à 10h29
Je suis contre le péage sur le pont Oléron
Contribution n°268 (Web)
Par Esclade Adrien
Déposée le 11 octobre 2026 à 09h53
Déposée le 11 octobre 2026 à 09h53
La réflexion autour du péage semble cohérente en lien avec les nécessités de rénovation et d’aménagement de l’île.
Néanmoins, pour que le péage ne devienne pas un octroi et que cela ne vienne alimenter la ségrégation des classes et encore plus dans le cadre de l’aménagement globalisé du territoire depuis 20 ans on ne saurait exclure les habitants du pays de Marennes dans une vision « résidence principale ». Ne serait-ce que pour l’accessibilité aux services publics ou aux professionnels de santé qui sont répartis sur le territoire.
Enfin toujours dans cette vision tarifaire, eu égard au contexte de baisse du niveau de vie en France un péage qui dépasse les 10 euros que cela soit en été ou en hiver serait de fait exorbitant et viendrait à ségréguée et exclure des classes sociales défavorisées. On ne saurait devenir ce que l’île de ré à été et qui d’ailleurs ne se pose pas à un seul moment la question d’à quel point cela est problématique.
A l’aune, de votre présentation clairement c’est le projet numéro 3, le plus cher mais le plus intéressant, qui nécessite d’être mis en œuvre pour prévoir une vraie vision à long terme qui permettra un vrai partage des espaces notamment entre cyclistes et automobilistes et fera véritablement entrer le pont au 21eme siècle, lui qui est un ouvrage du passé et des années 60.
Sur un tout autre sujet, votre présentation est intéressante mais souffre d’un défaut principal sur les investissements nécessaires quant aux pistes cyclables et d’un manquement. Le réseau prévu est loin d’être achevé en effet le nord de l’île notamment souffre d’un très gros manque de continuité des réseaux notamment entre Domino et le reste des villes et villages du Nord et surtout sur la côte est entre le château d’Oléron et boyardville et saint pierre. C’est un immense travail d’aménagement du territoire et des marais qui n’a pas été présenté dans votre dossier. Par ailleurs, pour éviter les conflits et les accidents il faut une visions complète et cohérente aussi les aménagements cyclables souffrent de manquements aux entrées de villes et aux fin de pistes qui débouchent sur des routes très fréquentées surtout en été.
De plus, un oubli majeur apparaît dans votre présentation sur les aménagements autour du point. Jamais il n’a été discute, débattu ou présenté de la destruction de l’ancien embarcadère qui a servi jusqu’au pont. Cette infrastructure est vraiment d’une laideur sans nom et n’a plus aucun intérêt depuis 60 ans. Peu surprenant que les années 60 n’aient pas pensé à la gestion de l’après de ses propres infrastructures mais nous devons être plus réfléchis qu’eux. J’imagine le coût de sa destruction très importante mais il est à prévoir si vraiment vous voulez un aménagement cohérent. Rien ne sert de faire une entrée de l’île bien aménagée et joliment présentée si vous gardez ce furoncle.
Les investissements sont donc nécessaires, prioritaires et conséquentes à prévoir en lien avec les recettes futures a venir si le péage était imposé suite à ce débat public.
En synthèse,
Si un péage, un péage qui ne doit pas tomber dans la simplicité d’une séparation oleronnais/non oleronnais (au-delà du principal ou secondaire) quand depuis 30 ans les institutions (et le département !) ont reparti les services publics et les besoins en pensant le pont comme une simple route et non comme un ouvrage d’art.
Si besoin d’investissements complémentaires, ne pas oublier les besoins cyclistes à mon avis sous-estimés et surtout la suppression de l’ancien embarcadère.
Néanmoins, pour que le péage ne devienne pas un octroi et que cela ne vienne alimenter la ségrégation des classes et encore plus dans le cadre de l’aménagement globalisé du territoire depuis 20 ans on ne saurait exclure les habitants du pays de Marennes dans une vision « résidence principale ». Ne serait-ce que pour l’accessibilité aux services publics ou aux professionnels de santé qui sont répartis sur le territoire.
Enfin toujours dans cette vision tarifaire, eu égard au contexte de baisse du niveau de vie en France un péage qui dépasse les 10 euros que cela soit en été ou en hiver serait de fait exorbitant et viendrait à ségréguée et exclure des classes sociales défavorisées. On ne saurait devenir ce que l’île de ré à été et qui d’ailleurs ne se pose pas à un seul moment la question d’à quel point cela est problématique.
A l’aune, de votre présentation clairement c’est le projet numéro 3, le plus cher mais le plus intéressant, qui nécessite d’être mis en œuvre pour prévoir une vraie vision à long terme qui permettra un vrai partage des espaces notamment entre cyclistes et automobilistes et fera véritablement entrer le pont au 21eme siècle, lui qui est un ouvrage du passé et des années 60.
Sur un tout autre sujet, votre présentation est intéressante mais souffre d’un défaut principal sur les investissements nécessaires quant aux pistes cyclables et d’un manquement. Le réseau prévu est loin d’être achevé en effet le nord de l’île notamment souffre d’un très gros manque de continuité des réseaux notamment entre Domino et le reste des villes et villages du Nord et surtout sur la côte est entre le château d’Oléron et boyardville et saint pierre. C’est un immense travail d’aménagement du territoire et des marais qui n’a pas été présenté dans votre dossier. Par ailleurs, pour éviter les conflits et les accidents il faut une visions complète et cohérente aussi les aménagements cyclables souffrent de manquements aux entrées de villes et aux fin de pistes qui débouchent sur des routes très fréquentées surtout en été.
De plus, un oubli majeur apparaît dans votre présentation sur les aménagements autour du point. Jamais il n’a été discute, débattu ou présenté de la destruction de l’ancien embarcadère qui a servi jusqu’au pont. Cette infrastructure est vraiment d’une laideur sans nom et n’a plus aucun intérêt depuis 60 ans. Peu surprenant que les années 60 n’aient pas pensé à la gestion de l’après de ses propres infrastructures mais nous devons être plus réfléchis qu’eux. J’imagine le coût de sa destruction très importante mais il est à prévoir si vraiment vous voulez un aménagement cohérent. Rien ne sert de faire une entrée de l’île bien aménagée et joliment présentée si vous gardez ce furoncle.
Les investissements sont donc nécessaires, prioritaires et conséquentes à prévoir en lien avec les recettes futures a venir si le péage était imposé suite à ce débat public.
En synthèse,
Si un péage, un péage qui ne doit pas tomber dans la simplicité d’une séparation oleronnais/non oleronnais (au-delà du principal ou secondaire) quand depuis 30 ans les institutions (et le département !) ont reparti les services publics et les besoins en pensant le pont comme une simple route et non comme un ouvrage d’art.
Si besoin d’investissements complémentaires, ne pas oublier les besoins cyclistes à mon avis sous-estimés et surtout la suppression de l’ancien embarcadère.
Contribution n°267 (Web)
Par Thierry Zehnder
Déposée le 11 octobre 2026 à 09h50
Déposée le 11 octobre 2026 à 09h50
Je conteste le fait que certaines réunions ne soit pas ouvertes à tous. Le public n'est finalement pas concerté sur autre chose que les 3 projets présentés.
Je souhaite être invité sur l'atelier du 29/10 qui concerne le financement. Cela concerne tout le monde et chacun doit pouvoir s'exprimer sur ce sujet !
En tant que militant syndical et politique je me considère comme un acteur "socio-éco", je souhaite également être invité lors de la réunion du 04/11.
Je souhaite être invité sur l'atelier du 29/10 qui concerne le financement. Cela concerne tout le monde et chacun doit pouvoir s'exprimer sur ce sujet !
En tant que militant syndical et politique je me considère comme un acteur "socio-éco", je souhaite également être invité lors de la réunion du 04/11.
Contribution n°266 (Web)
Anonyme
Déposée le 11 octobre 2026 à 09h46
Déposée le 11 octobre 2026 à 09h46
Il faut faire payer le pont et donner l'argent pour refaire les routes de l'île.
Contribution n°265 (Web)
Anonyme
Déposée le 11 octobre 2026 à 09h44
Déposée le 11 octobre 2026 à 09h44
Je souhaite que le pont d'Oléron soit payant et que la plus grande partie des revenus soit reversée à l'île d'Oléron et non au département.
En effet ce dernier n'a que 5 routes départementales à gérer alors que l'île doit refaire pratiquement toutes les autres infrastructures routières.
Il faut également protéger l'île de la submersion marine.
En effet ce dernier n'a que 5 routes départementales à gérer alors que l'île doit refaire pratiquement toutes les autres infrastructures routières.
Il faut également protéger l'île de la submersion marine.
Contribution n°264 (Web)
Anonyme
Déposée le 11 octobre 2026 à 09h38
Déposée le 11 octobre 2026 à 09h38
Après lecture du livret reçu à mon domicile, je suis surprise de voir le sujet de l’écologie évoqué.
Nous parlons de rénovation d’un pont, pourquoi nous servir de l’écologie à chaque projet nécessitant de forts financements. Pourquoi brandir ce « totem d’immunité » systématiquement...nous faire culpabiliser peut être.
J’ai une merveilleuse idée, pour rétablir les finances de notre beau département et plus globalement de la France, il faudrait mettre des péages à tous les ponts et un droit de passage à l’entrée de chaque ville. Pardon pour ce cynisme.
Maintenant, pourquoi ne pas intégrer dès le départ qu’en cas de mise en place d’un péage, les habitants d’Oléron et ceux du bassin de Marennes soient exclus de la contribution avec un badge type télépéage permettant un accès gratuit, voire les habitants du 17 comme c’était le cas avec le pont du Martrou à Rochefort. Il n’y aurait quasiment plus de débats.
Une dernière chose, où ira cette argent « réellement ». Toujours de belles promesses pour faire passer la pilule, les français ne sont plus dupes et ils ont bien conscience d’être pris pour des vaches à lait.
J’ai la vilaine impression que les jeux sont faits... Mon constat est amer, j’en suis tellement navrée.
Nous parlons de rénovation d’un pont, pourquoi nous servir de l’écologie à chaque projet nécessitant de forts financements. Pourquoi brandir ce « totem d’immunité » systématiquement...nous faire culpabiliser peut être.
J’ai une merveilleuse idée, pour rétablir les finances de notre beau département et plus globalement de la France, il faudrait mettre des péages à tous les ponts et un droit de passage à l’entrée de chaque ville. Pardon pour ce cynisme.
Maintenant, pourquoi ne pas intégrer dès le départ qu’en cas de mise en place d’un péage, les habitants d’Oléron et ceux du bassin de Marennes soient exclus de la contribution avec un badge type télépéage permettant un accès gratuit, voire les habitants du 17 comme c’était le cas avec le pont du Martrou à Rochefort. Il n’y aurait quasiment plus de débats.
Une dernière chose, où ira cette argent « réellement ». Toujours de belles promesses pour faire passer la pilule, les français ne sont plus dupes et ils ont bien conscience d’être pris pour des vaches à lait.
J’ai la vilaine impression que les jeux sont faits... Mon constat est amer, j’en suis tellement navrée.
Contribution n°263 (Web)
Par Thierry Zehnder
Déposée le 11 octobre 2026 à 09h31
Déposée le 11 octobre 2026 à 09h31
Cette première contribution est une contribution sur la forme de la concertation.
1. Une concertation qui manque de neutralité
Le dossier est présenté comme un outil d'information permettant au public de se forger une opinion. Pourtant, sa construction conduit très largement à justifier la mise en place du droit de passage.
L'accent est mis sur :
• les difficultés financières du Département ;
• les bénéfices attendus d'une nouvelle contribution ;
• la nécessité de financer des actions environnementales.
À l'inverse, les conséquences potentiellement négatives du dispositif sur l'activité économique, le tourisme, la mobilité ou le pouvoir d'achat des usagers sont peu développées.
De même, les alternatives au péage ne font pas l'objet d'une analyse approfondie. Une concertation équilibrée devrait présenter avec le même niveau de détail les avantages et les inconvénients des différentes options possibles.
2. Des alternatives insuffisamment étudiées
Le dossier tend à présenter le droit de passage comme la solution naturelle au financement des besoins futurs.
Or d'autres pistes mériteraient d'être examinées :
• participation accrue de l'État ;
• mobilisation de fonds européens ;
• participation de la Région ou de l’Agence de l’Eau ;
• financement partagé entre plusieurs collectivités ;
• recours partiel à l'emprunt ;
• affectation de ressources existantes.
• autres financements possibles ?
Le citoyen ne dispose pas d'une comparaison chiffrée complète entre ces solutions et le dispositif proposé.
Il est donc difficile d'apprécier si le droit de passage constitue réellement la meilleure option.
3. Une justification financière qui mérite d'être clarifiée
Le dossier explique que le Département ne serait plus en mesure d'assumer seul les dépenses liées au pont et aux politiques environnementales.
Cependant, plusieurs éléments du document tendent à prouver le contraire :
• le Département demeure présenté comme une collectivité correctement gérée ;
• les ratios financiers annoncés restent relativement maîtrisés ;
• la capacité d'emprunt n'apparaît pas totalement épuisée.
Le dossier gagnerait à distinguer clairement ce qui relève d'une impossibilité financière objective de ce qui relève d'un choix politique concernant les priorités budgétaires.
4. Des incohérences et imprécisions chiffrées
Plusieurs chiffres apparaissent contradictoires ou insuffisamment expliqués.
Ainsi, le dossier évoque successivement environ :
• 1 430 ouvrages d'art départementaux ;
• puis 1 300 ouvrages d'art.
Cette différence n'est pas explicitée.
De même, les estimations de trafic utilisent selon les chapitres des données exprimées en passages ou en véhicules annuels sans toujours préciser le périmètre retenu, ce qui complique la compréhension des calculs.
Les montants relatifs aux travaux du pont mériteraient également d'être harmonisés afin que le public puisse disposer d'une vision claire du besoin réel de financement.
Pour un projet fondé sur l’acceptabilité d’une nouvelle contribution financière, la cohérence des chiffres constitue un enjeu essentiel.
5. Une base juridique à consolider
Le dossier fait référence à des fondements juridiques qui devraient être présentés avec davantage de précision.
Certaines annexes mentionnent notamment des dispositions législatives identifiées comme abrogées alors qu'elles sont utilisées dans l'argumentation générale.
6. Des impacts socio-économiques insuffisamment évalués
Le dossier avance plusieurs hypothèses concernant les changements de comportement des visiteurs et des excursionnistes.
Or il reconnaît également qu'il est impossible de prévoir avec certitude les effets réels de la mesure.
Dès lors, les conséquences sur :
• les commerces ;
• la restauration ;
• les activités de loisirs ;
• les locations saisonnières ;
• l'emploi local ;
demeurent largement incertaines.
Une étude d'impact économique indépendante serait souhaitable avant toute décision définitive.
7. Une question d'équité territoriale
Le projet repose sur le principe selon lequel les visiteurs doivent davantage contribuer au financement des équipements et de l'environnement insulaire.
Ce principe peut s'entendre.
Toutefois, il convient également de rappeler que :
• le pont a historiquement été financé comme infrastructure d'intérêt général ;
• les touristes participent déjà à l'économie locale et aux recettes fiscales indirectes ;
• certains visiteurs réguliers entretiennent des liens familiaux, professionnels ou associatifs avec l'île sans y résider de façon permanente.
La question de l'équilibre entre solidarité territoriale et liberté de circulation mérite donc un débat approfondi.
En conclusion
La préservation d'Oléron, l'entretien du pont et le financement des politiques environnementales constituent des objectifs légitimes et largement partagés.
Néanmoins, le dossier de concertation présente plusieurs limites :
• une orientation marquée en faveur du droit de passage ;
• des alternatives insuffisamment analysées ;
• des incohérences ou imprécisions chiffrées ;
• des incertitudes sur les impacts économiques ;
• des interrogations juridiques qui méritent clarification.
Avant toute décision, il apparaît souhaitable que ces points soient approfondis afin que le public puisse se prononcer sur la base d'une information pleinement équilibrée, transparente et contradictoire.
1. Une concertation qui manque de neutralité
Le dossier est présenté comme un outil d'information permettant au public de se forger une opinion. Pourtant, sa construction conduit très largement à justifier la mise en place du droit de passage.
L'accent est mis sur :
• les difficultés financières du Département ;
• les bénéfices attendus d'une nouvelle contribution ;
• la nécessité de financer des actions environnementales.
À l'inverse, les conséquences potentiellement négatives du dispositif sur l'activité économique, le tourisme, la mobilité ou le pouvoir d'achat des usagers sont peu développées.
De même, les alternatives au péage ne font pas l'objet d'une analyse approfondie. Une concertation équilibrée devrait présenter avec le même niveau de détail les avantages et les inconvénients des différentes options possibles.
2. Des alternatives insuffisamment étudiées
Le dossier tend à présenter le droit de passage comme la solution naturelle au financement des besoins futurs.
Or d'autres pistes mériteraient d'être examinées :
• participation accrue de l'État ;
• mobilisation de fonds européens ;
• participation de la Région ou de l’Agence de l’Eau ;
• financement partagé entre plusieurs collectivités ;
• recours partiel à l'emprunt ;
• affectation de ressources existantes.
• autres financements possibles ?
Le citoyen ne dispose pas d'une comparaison chiffrée complète entre ces solutions et le dispositif proposé.
Il est donc difficile d'apprécier si le droit de passage constitue réellement la meilleure option.
3. Une justification financière qui mérite d'être clarifiée
Le dossier explique que le Département ne serait plus en mesure d'assumer seul les dépenses liées au pont et aux politiques environnementales.
Cependant, plusieurs éléments du document tendent à prouver le contraire :
• le Département demeure présenté comme une collectivité correctement gérée ;
• les ratios financiers annoncés restent relativement maîtrisés ;
• la capacité d'emprunt n'apparaît pas totalement épuisée.
Le dossier gagnerait à distinguer clairement ce qui relève d'une impossibilité financière objective de ce qui relève d'un choix politique concernant les priorités budgétaires.
4. Des incohérences et imprécisions chiffrées
Plusieurs chiffres apparaissent contradictoires ou insuffisamment expliqués.
Ainsi, le dossier évoque successivement environ :
• 1 430 ouvrages d'art départementaux ;
• puis 1 300 ouvrages d'art.
Cette différence n'est pas explicitée.
De même, les estimations de trafic utilisent selon les chapitres des données exprimées en passages ou en véhicules annuels sans toujours préciser le périmètre retenu, ce qui complique la compréhension des calculs.
Les montants relatifs aux travaux du pont mériteraient également d'être harmonisés afin que le public puisse disposer d'une vision claire du besoin réel de financement.
Pour un projet fondé sur l’acceptabilité d’une nouvelle contribution financière, la cohérence des chiffres constitue un enjeu essentiel.
5. Une base juridique à consolider
Le dossier fait référence à des fondements juridiques qui devraient être présentés avec davantage de précision.
Certaines annexes mentionnent notamment des dispositions législatives identifiées comme abrogées alors qu'elles sont utilisées dans l'argumentation générale.
6. Des impacts socio-économiques insuffisamment évalués
Le dossier avance plusieurs hypothèses concernant les changements de comportement des visiteurs et des excursionnistes.
Or il reconnaît également qu'il est impossible de prévoir avec certitude les effets réels de la mesure.
Dès lors, les conséquences sur :
• les commerces ;
• la restauration ;
• les activités de loisirs ;
• les locations saisonnières ;
• l'emploi local ;
demeurent largement incertaines.
Une étude d'impact économique indépendante serait souhaitable avant toute décision définitive.
7. Une question d'équité territoriale
Le projet repose sur le principe selon lequel les visiteurs doivent davantage contribuer au financement des équipements et de l'environnement insulaire.
Ce principe peut s'entendre.
Toutefois, il convient également de rappeler que :
• le pont a historiquement été financé comme infrastructure d'intérêt général ;
• les touristes participent déjà à l'économie locale et aux recettes fiscales indirectes ;
• certains visiteurs réguliers entretiennent des liens familiaux, professionnels ou associatifs avec l'île sans y résider de façon permanente.
La question de l'équilibre entre solidarité territoriale et liberté de circulation mérite donc un débat approfondi.
En conclusion
La préservation d'Oléron, l'entretien du pont et le financement des politiques environnementales constituent des objectifs légitimes et largement partagés.
Néanmoins, le dossier de concertation présente plusieurs limites :
• une orientation marquée en faveur du droit de passage ;
• des alternatives insuffisamment analysées ;
• des incohérences ou imprécisions chiffrées ;
• des incertitudes sur les impacts économiques ;
• des interrogations juridiques qui méritent clarification.
Avant toute décision, il apparaît souhaitable que ces points soient approfondis afin que le public puisse se prononcer sur la base d'une information pleinement équilibrée, transparente et contradictoire.
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